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En novembre dernier, je suis tombée gravement malade. Terrassée par une sale bactérie contenue dans un morceau de lard fumé, j’ai fait une septicémie, une réaction inflammatoire généralisée. En bref, une véritable descente aux enfers qui a duré un long mois. Ça m’a paru interminable! Et j’ai eu tout le loisir de faire quelques recherches et m’interroger sur mon alimentation. J’avais pourtant une alimentation saine et équilibrée, comme on dit, quasi exemplaire par rapport à ce qui se pratique chez mes congénères!
Alors que je mangeais très peu de sucre raffiné, j’ai pris conscience que j’avais une fâcheuse tendance à terminer mes repas par une touche sucrée, compote ou yaourt au lait de coco. Je ne pouvais pas m’en passer. J’étais droguée au sucre. Sans cela, mon cerveau n’arrivait pas à déclencher la sensation de satiété.

Le sucre : une drogue pour le cerveau ?
Le sucre agit directement sur le cerveau en stimulant la libération de dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le plaisir et la récompense. Cet effet est similaire à celui des drogues addictives, ce qui explique pourquoi beaucoup de gens ont du mal à réduire leur consommation de sucre.
1. Le mécanisme du sucre sur la dopamine
Voilà ce qui se passe quand on consomme du sucre :
- Il est rapidement absorbé dans le sang, provoquant un pic de glycémie.
- Le cerveau perçoit cette montée de glucose et active le système de récompense.
- Cela entraîne une libération de dopamine dans le noyau accumbens, une région du cerveau liée au plaisir et à l’addiction.
- Cette libération de dopamine crée une sensation de bien-être et de satisfaction.
- Mais contrairement aux aliments riches en protéines ou en graisses, le sucre provoque une baisse rapide de dopamine après son pic, incitant à en consommer encore plus pour retrouver la même sensation.
2. Pourquoi le sucre est-il une drogue addictive ?
Le sucre provoque une réponse dopaminergique qui suit un schéma similaire à celui des drogues comme la cocaïne ou la nicotine :
- Plus on en consomme, plus le cerveau s’habitue et nécessite des doses plus élevées pour obtenir le même plaisir (phénomène de tolérance).
- L’arrêt du sucre peut entraîner des symptômes de sevrage, tels que l’irritabilité, la fatigue et des envies intenses (craving).
Des études sur les rats ont montré que ceux habitués à consommer du sucre préféraient parfois le sucre à la cocaïne lorsqu’ils avaient le choix !
3. L’impact du sucre sur le comportement et la santé mentale
- Dépendance alimentaire : certaines personnes ressentent un besoin compulsif de manger sucré, comme une vraie addiction.
- Fatigue et dépression : les fluctuations de la dopamine causées par le sucre peuvent affecter l’humeur, entraînant des phases d’euphorie suivies de baisses d’énergie et de moral.
- Anxiété et impulsivité : des études suggèrent que la consommation excessive de sucre pourrait altérer les récepteurs de la dopamine, ce qui pourrait contribuer à des troubles du comportement et de l’attention (TDAH).
4. Comment réduire l’impact du sucre sur la dopamine?
Si tu veux limiter les effets du sucre sur ton cerveau, voici quelques stratégies :
✅ Manger plus de protéines et de bonnes graisses : elles stabilisent la dopamine et réduisent les envies de sucre.
✅ Éviter les pics glycémiques : privilégier les aliments à indice glycémique bas (comme les légumes, les oléagineux).
✅ Pratiquer une activité physique : le sport stimule la dopamine naturellement.
✅ Favoriser d’autres sources de plaisir : méditation, musique, interactions sociales… qui libèrent aussi de la dopamine mais sans effet destructeur.
Le sucre est un puissant stimulateur de dopamine, ce qui le rend hautement addictif et explique pourquoi tant de gens ont du mal à s’en passer. Sa consommation excessive entraîne des troubles du métabolisme, de l’humeur et du comportement, ce qui en fait un véritable enjeu de santé publique. A l’origine de cet enjeu de santé publique : le complexe agro-pharmaceutico-industriel, comme d’habitude, dont le credo semble être « créer des problèmes et proposer ensuite des solutions », grâce à des molécules qui engendreront certainement d’autres problèmes.

L’Occident, le sucre et ses dealers
En effet, depuis les années 70, nos habitudes alimentaires ont connu un tournant marqué par une augmentation de la consommation de glucides. Cette orientation a été influencée par les travaux controversés du Dr. Ancel Keys sur le lien entre graisses saturées et maladies cardiovasculaires, ainsi que par l’influence des lobbies de l’industrie sucrière et pharmaceutique.
Le rôle d’Ancel Keys et ses éventuels conflits d’intérêt
Ancel Keys (1904-2004), physiologiste américain, est connu pour avoir soutenu l’hypothèse lipido-cardiovasculaire, selon laquelle la consommation de graisses saturées serait la principale cause des maladies cardiovasculaires. Son influence sur les recommandations nutritionnelles des années 1970 a été significative, mais ses travaux ont été critiqués pour des biais méthodologiques et des influences potentielles.
1. L’Étude des « Seven Countries » : une méthodologie contestée
Dans les années 1950-60, Ancel Keys a mené la « Seven Countries Study ». Il établit une corrélation entre la consommation de graisses saturées et les maladies cardiovasculaires. Il sélectionne 7 pays. Mais sa sélection comporte un biais. En effet, elle exclut les pays où la consommation de graisses est élevée mais les maladies cardiovasculaires rares. C’est notamment le cas de la France, avec le « paradoxe français ». De plus, il n’a pas tenu compte d’autres facteurs de risque tels que le tabagisme, le stress ou la consommation de sucre!
2. Conflits d’intérêt et influence de l’industrie
Il n’existe pas de preuve directe que Keys ait été financé par l’industrie sucrière. Cependant, ses travaux ont servi les intérêts de cette dernière ainsi que de l’industrie des produits allégés. La Sugar Research Foundation a soutenu des recherches allant dans le sens de ses hypothèses, contribuant à minimiser les risques liés au sucre.
3. Influence sur les recommandations nutritionnelles et l’essor des statines
Les recommandations diététiques de 1977, basées sur la réduction des graisses et l’augmentation des glucides, ont entraîné une explosion de la consommation de sucres et de produits transformés. La diabolisation des graisses saturées a également créé un terrain favorable au développement des statines, médicaments réduisant le cholestérol, soutenus par l’industrie pharmaceutique.
4. Remise en question et conséquences actuelles
Depuis les années 2000, de nombreuses études ont remis en cause l’hypothèse de Keys. Des travaux de chercheurs comme Gary Taubes et Nina Teicholz ont montré que les recommandations alimentaires étaient influencées par des données biaisées et des intérêts industriels.
Aujourd’hui, les conséquences de ces orientations persistent :
- Baisse de la consommation de viande rouge et de graisses animales.
- Hausse de la consommation de glucides raffinés et de produits transformés.
- Augmentation des maladies métaboliques (obésité, diabète).
Le dessert te dessert !
Es-tu plutôt « entrée/plat » ou « plat/dessert »?
Si tu fais attention à ton alimentation, tu as certainement à cœur de limiter tes apports en sucre. Alors supprime tous les glucides à la fin du repas! Et pour que les choses soient bien claires, supprime les gâteaux, les tartes, les fruits, les glaces, etc. Cela te permettra d’avoir une digestion de qualité.
🚨 Après un repas copieux, le sucre pose problème car…
- L’estomac est déjà occupé à digérer les protéines et les graisses : c’est un processus qui prend du temps.
- Les sucres du dessert, qui devraient être digérés rapidement dans l’intestin, restent coincés dans l’estomac.
- Résultat : ils fermentent ! Cela produit des gaz, des ballonnements et peut même perturber l’assimilation des autres nutriments.
💡 A tout problème une solution :
- Il ne s’agit pas de se priver. Oh que non! La privation est contre-productive car elle engendre une sentiment de manque. Cependant, on peut différer. Si tu veux un dessert après le déjeuner, patiente et prends-le en tant que collation entre 16h et 18h.

Se sevrer de la drogue du sucre et des desserts
J’ai gagné mon combat pour me débarrasser du sucre et des desserts grâce à la chrononutrition. C’est une méthode basée sur les rythmes biologiques. Ce n’est pas un régime. J’ai mis en pratique les principes de la chrononutrition à partir de décembre. Cela faisait quelques années que j’en entendais parler. Mais le moment n’était pas venu et je n’avais pas eu le déclic.
Cela fait maintenant 2 mois et demi que j’ai commencé. Et, il faut bien l’avouer, les 15 premiers jours n’ont pas été évidents. Une fois la période de sevrage passée, j’ai rapidement vu de nombreux changements et bienfaits:
- plus d’énergie,
- un meilleur sommeil,
- le tour de taille qui fond, et le petit gras du ventre qui s’évapore,
- une liberté ou un détachement par rapport à la nourriture,
- une plus grande stabilité émotionnelle,
- je rêve ou ma vue s’améliore?
Je te recommande donc vivement de t’y mettre. Tu y gagneras à tous les niveaux. Et, pour t’aider à passer à l’action, j’ai consacré un autre article à la chrononutrition, entre autre. Il s’intitule Stocker ou brûler. Car, finalement, en ce qui concerne l’alimentation et la digestion, il n’y a qu’une alternative comme le dit Dr Laurent Schwartz. Soit tu brûles et tout va bien. Soit tu stockes et c’est le début d’une multitude de problème de dysfonctionnements et de dérèglements.
Alors, prêt(e) pour de nouvelles expériences alimentaires? Prêt(e) à brûler?