La position aux toilettes : un facteur clé pour le transit intestinal
On parle souvent d’alimentation, de microbiote, de stress…
Mais on oublie un élément pourtant fondamental : la position dans laquelle on va à la selle. Et pourtant, elle change tout.
Pourquoi l’oublie-t-on? Peut-être parce que c’est un sujet tabou. Pour rappel, un tabou est un sujet ou un acte interdit dans une culture donnée, en raison de normes sociales ou de croyances religieuses.

Je constate qu’une bonne partie de mes congénères, jeunes et moins jeunes, est incapable de se mettre en position accroupie. Est-ce du à une trop longue pratique des chaises, canapés et toilettes modernes?
Ce « confort » nous a-t-il fait perdre cette posture naturelle, largement pratiquée dans d’autres contrées : Asie, Afrique, Amérique du Sud?
Cette posture est devenue taboue, elle ne se pratique plus au quotidien. On la réserve au mieux à la salle de sport. Et si, dans les toilettes publiques, il y a des toilettes turques, il suffit de voir la tête des gens lorsqu’ils ouvrent la porte!!!
Une erreur moderne… passée inaperçue
Les toilettes modernes avec cuvette et chasse d’eau se sont répandues massivement entre 1880 et 1930, d’abord dans les logements urbains, puis après la 2ème guerre mondiale, dans toutes les couches de la population et à la campagne.
Ces toilettes modernes nous ont imposés une position assise, bassin fermé, dos plus ou moins droit.
Dans cette posture :
- le rectum reste « coudé »,
- le périnée ne se relâche pas complètement,
- l’évacuation demande un effort.
Autrement dit, le corps ne fonctionne pas comme il est censé le faire. Et ce n’est pas le seul moment où notre posture pose problème… Nous passons déjà une grande partie de la journée :
- mal assis sur des chaises
- ou, pire, avachis dans des canapés.
Dans ces positions, le bassin bascule en arrière (rétroversion), le dos s’arrondit et la sangle abdominale se relâche. Les organes sont comme comprimés, la respiration moins ample… et le système digestif fonctionne au ralenti.
Le passage aux toilettes, dans une position elle aussi inadaptée, vient accentuer ce déséquilibre.
Le corps connaît déjà la bonne position
Il suffit d’observer les populations qui n’ont pas adopté les toilettes occidentales.
La position accroupie type toilettes “à la turque” :
- aligne naturellement le rectum,
- libère le périnée,
- permet une évacuation simple, rapide et complète.
C’est la position physiologique, celle pour laquelle notre corps est conçu.
Une solution simple : remonter les genoux
Sans changer toute son installation, il suffit de surélever les pieds.
Lorsque les genoux passent au-dessus du bassin :
- le bassin bascule naturellement
- l’angle rectal se redresse
- l’évacuation redevient fluide
Un geste simple… mais aux effets souvent immédiats.
Le mouvement : un allié oublié du transit
Un autre élément essentiel est souvent négligé : le mouvement.
La marche, en particulier, agit comme un véritable massage naturel des intestins :
- elle stimule le péristaltisme
- elle relance la circulation
- elle favorise une élimination plus régulière
À l’inverse, la sédentarité fige littéralement le système digestif.
Posture + mouvement : deux piliers simples, mais fondamentaux.
Le corps sait faire… si on le laisse faire
Une évacuation naturelle ne devrait pas être un effort de force.
Elle se fait avec :
- une respiration calme
- un relâchement du ventre
- un corps détendu
À l’inverse, pousser, bloquer sa respiration ou forcer est souvent le signe que la mécanique n’est pas respectée.
De la même manière, ignorer les signaux du corps finit par les affaiblir.
À force de “retenir”, le réflexe naturel d’évacuation peut s’émousser.
Quand le corps compense… à sa manière
Aujourd’hui, une grande partie de la population rencontre des difficultés de transit. On estime que 10 à 30 % des adultes sont concernés par la constipation et que plus de 50 millions de boîtes de laxatifs sont vendues chaque année en France. Cela en dit long.
Beaucoup compensent avec :
- des laxatifs,
- du psyllium,
- des fibres,
- des “astuces” plus ou moins efficaces.
Mais la vraie question reste souvent la même :
👉 Pourquoi le corps n’évacue-t-il pas naturellement ?
Très souvent, il s’agit d’un ensemble :
- terrain digestif fragilisé,
- microbiote déséquilibré,
- manque de mouvement,
- posture non respectée.
Revenir à la base
Avant même de chercher des solutions complexes, il est essentiel de revenir à des fondamentaux :
- position physiologique,
- activité physique quotidienne,
- respiration libre,
- bonne hydratation,
- respect du rythme du corps.
C’est souvent là que tout commence à se rééquilibrer.
Un soutien possible du terrain
Dans certains cas, notamment lorsque le terrain intestinal est affaibli, une complémentation peut être utile.
C’est là que des solutions comme le Pianto peuvent accompagner le travail :
- soutien du microbiote,
- amélioration du terrain digestif,
- meilleure assimilation,


Ce n’est pas seulement un accessoire. C’est un petit ajustement du quotidien… qui peut changer beaucoup de choses.



Agnès, comme d’habitude tu es d’une pertinence et d’une justesse dans tes propos incroyablement documentée. C’est toujours un ravissement de lire tes articles, merci, et continue à nous ramener dans la bonne direction.
Dominique, merci pour ton message, il me touche vraiment.
Savoir que mes articles résonnent chez les lecteurs donne du sens à ce que je partage et m’encourage à continuer ! Y a-t-il un sujet que tu aimerais que j’aborde?
A l’heure où la plupart de nos concitoyens vivent la tête baissée en direction du prolongement de leur main (leur smartphone) les regards ne se portent plus vers le ciel, pourtant il s’y passe bien des choses. Des avions « normaux » y passent laissant derrière eux un petit sillage éphémère (co2 + vapeur d’eau) alors que d’autres quadrillent le ciel de rayures persistantes dans tous les sens. Pour que ces traînées demeurent, il y a autre chose que cette vapeur d’eau qui gèle à cette altitude. « Tout ce qui tombe du ciel est béni » ? N’y a-t-il pas de règlementation ? sommes nous des cobayes condamnés a tout accepter ? je ne sais pas ce que tu en penses, ni si tu peux aborder ce sujet, mais que ce soit pour modifier la météo ou quelque autre chose, la composition de ce que l’on prend sur la tête devrait être écrite sur l’emballage.